Contribution d’une enseignante

Publié le par mobilisation marzelay

 

 

Nous avons été contactés par une institutrice au sujet de la déclaration de Christian Pierret sur le manque d’intérêt pédagogique que présenteraient, pour les élèves, les classes à niveaux dans les petites écoles. Voici ce qu’elle nous écrit : 

 

« …pour avoir enseigné dans des classes à multiples niveaux (jusque cinq en classe unique...)
en voici quelques avantages :
- l’esprit familial de la classe,
- le développement de l'esprit d'entraide ( l'adulte devant chronométrer son temps auprès de chaque niveau...),
-l’acquisition d'une certaine autonomie par le fait (car il faut savoir recourir à des outils en l'absence de l'adulte ponctuellement),
- un gain de temps (l'enfant connaît déjà la structure et l’enseignant. Celui-ci en retour connaît l’enfant à chaque rentrée, il cible donc plus vite ses réussites, ses difficultés. Enfin, l’enfant connaît les méthodes de travail employées)
- l'enfant qui peut suivre le niveau supérieur en profite, celui qui a des lacunes profite de remises à niveau dans le niveau inférieur...
- être dans une petite structure aide à gérer les conflits (rares !) car cela facilite l’observation et le dépistage d’un enfant qui n'irait pas bien.

Certes, l'équipe n'aura pas le gymnase à proximité, ni la salle de spectacle.....

Mais les parents sont actifs, les instituteurs et les élèves aussi, les actions remplissent un peu la caisse de la coopérative et permettent des déplacements, parfois une classe transplantée...

Ce n'est pas du blabla, juste du vécu ! »

Nombreux sont les enseignants qui se retrouveront dans ce témoignage. Car, sur le terrain, il est incontestable que les arguments «  pédagogiques » de Monsieur le Maire peuvent être discutés ... (Enfin, ses arguments d’aujourd’hui car il y a quelques années, il avançait justement le contraire).

Cette volonté de « raser » les petites écoles pour rassembler les enfants dans de plus grosses structures urbaines fait un peu penser, dans un autre domaine, à ces grands ensembles qu’on a construit dans les années 50-60 et qui semblaient « la » solution idéale pour loger beaucoup de monde dans un périmètre restreint. Souvenez-vous ensuite des problèmes engendrés par ces concentrations de population. Jusqu’à ce qu’on décide de faire imploser ces barres et immeubles sous le regard pétrifiés des habitants qui y avaient vécu durant des années….

 

Si on regarde les écoles de Saint-Dié-des-Vosges, sur ces 10 dernières années, les groupes scolaires qui ont perdu le plus d’élèves sont Vincent Auriol (-47% !) et Claire Goll (-57% !!) soient les deux plus grosses structures !!!  (chiffres source Mairie)

N’y aurait-il un enseignement à tirer de ces 10 ans avant de vouloir gonfler les effectifs des écoles du centre ville par « l’injection » des enfants de la périphérie si on veut réellement être visionnaire et responsable en travaillant à la construction d’un avenir meilleur ???

 

nous rappelons que notre école doit accueillir 75 élèves à la rentrée...

 

 

 

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Mes yeux s'ouvrent ... 02/06/2010 13:21


et nous ne sommes plus dupes....

A terme, les 2 écoles du quartier St Roch : Baldensperger et Prévert seront fusionnées.
Avec Marzelay, avant ou après La Bolle et Toc, ce serait trois écoles en moins.
Moins de frais, Immeubles et terrains vendus comme bien d'autres biens de la Ville : terrains, batiments, bois,....

Appauvrissement de la Ville, conséquences inexorables sur les personnes, .... le cercle vicieux est bien connu.

Et hélas, au vu des vidéos, éditos, articles, propos mensongers, pas de cercle vertueux dans cette ville pour compenser.


J.Pierre 02/06/2010 12:13


Après l'école de Marzelay, à qui le tour ?

Peut-être l'école de La Bolle pour remplir F. Brunot ?


moi, maman 02/06/2010 11:17


Et puisqu’on en est à se demander pourquoi un maire de gauche (ou plutôt qui se dit de gauche) anticipe allègrement les vœux d’un gouvernement de droite, on peut aussi se poser la question suivante
: Aujourd’hui Marzelay pour remplir Baldensperger qui se vide d’année en année (pourquoi ?), demain à qui le tour ?

Après Marzelay, à qui le tour ? Allez, réfléchissez ! Faites un effort !


révoltix 01/06/2010 17:23


• "Car je suis fils de l'école publique communale. Elle m'a beaucoup apporté ...
[...]
Plusieurs de nos filles ont fréquenté, avec succès, l'école à classe unique du village des Vosges où nous habitons. C'est une chance merveilleuse que d'être enfant de l'école laïque publique. Elle
m'a donné un goût charnel pour la liberté.
[...]
L'école de la République m'a beaucoup donné : le sens du travail, l'application, le goût d'avancer, de se dépasser, la faculté de douter."

Extraits de : Christian Pierret, 'Ministre à gauche, le magique et le réel', Le Pré aux Clercs, 2002, pages 22-23

M. Pierret prônait alors l'école publique, les petites structures scolaires, et la faculté de douter. Il a bien changé !

j'ai juste repris le commentaire de déodatien déçu par M.Pierret


Sophie T 01/06/2010 13:19


Merci de vos commentaires et de votre soutien.
Le choix d'acheter un terrain, de construire, et de vivre à Marzelay, a été réalisé pour son école de proximité, et notament le fait que l'établissement soit à plusieurs niveaux, cela correspondant
mieux aux besoins de nos enfants.
Quel intêret de vivre ici sans l'école: Aucun.
Des privilèges,(contrairement à se que pense Mme Jacqueline FRESSE, qui ferait bien d'achèter une maison dans notre quartier afin de pouvoir elle aussi en profiter), il n'y en a pas à Marzelay.