Communiqué du SGEN CFDT

Publié le par marzelay-dans-la-rue.over-blog.com



Pourquoi tant de précipitation ?

Sur les questions d’aménagement du territoire, la CFDT a toujours affirmé d’une part le besoin d’une cohérence et d’une optimisation du service public et d’autre part la nécessité d’un dialogue avec les usagers et les salariés, ceci dans le but recherché du meilleur service rendu au public ; il ne doit pas en être autrement sur le point des affaires scolaires.

 

L’implantation des écoles est de la stricte compétence des maires, et c’est la loi. Pour le Sgen-CFDT le fait qu’un réseau d’école s’adapte aux évolutions démographiques et à la recherche d’un meilleur service d’éducation n’est pas scandaleux. Mais pour cela faut-il encore mettre toutes les chances de son côté ! Permettre à la démocratie de s’exercer !

 

Pour aboutir dans de bonnes conditions, élèves, parents, personnels enseignants et non-enseignants, commune, chacun doit avoir pu faire valoir son point de vue et, dans la mesure du possible, trouver un avantage au changement. Pour cela, il est nécessaire de prendre le temps de la réflexion, tout projet mené sans concertation ne peut être voué qu’à une forte opposition, voire à l’échec. L’intérêt des enfants doit s’imposer devant les autres considérations, surtout si celles-ci sont simplement d’ordre économique.

 

En peu de temps les municipalités de Saint-Dié des Vosges et d’Epinal se sont engagées dans des mesures de fermetures d’école, école Camille Claudel dans un cas, écoles maternelles du Saut le Cerf et Robert Lang dans l’autre, contextes différents dans chacune des villes, mais similitudes sur certains points. Sur ces deux exemples, nous ne pouvons que constater que parmi les conditions de la réussite, la première, le temps du dialogue, n’est pas respectée, les choix devant s’appliquer dès la rentrée de septembre. Pour preuve, ces décisions s’inscrivent en dehors de tout calendrier :
· déconnexion du calendrier des mesures de cartes scolaires : pas d’annonce en CDEN, aucune mention lors de la réunion du comité technique paritaire départemental.


· déconnexion du mouvement des personnels, avec des annonces de fermetures en avril ou mai, après la clôture du mouvement

Nous laisserons aux parents le choix de témoigner sur les répercutions qui les concernent, eux et leurs enfants, mais pour le champ professionnel qui est le sien, le Sgen-CFDT veut dénoncer cette méthode. Comment peut-on penser que l’on puisse agir sans prendre en considération les personnels, sans leur fournir des informations dans des délais raisonnables pour leur permettre de prendre en compte ces changements ?
A-t-on songé que cela pouvait poser problème pour leur organisation personnelle et collective (horaires aménagés, transports, enfants à récupérer, …), visiblement non.

 

Ici, visiblement la recherche de consensus n’est pas de mise, comment les personnels pourraient adhérer à cette démarche qui ne tient pas compte de leur existence ?

Pour le Sgen-CFDT toute décision révisant la carte scolaire doit se faire dans le respect du calendrier des instances départementales, il serait temps de considérer aussi les personnels comme des interlocuteurs ayant voix au chapitre.
Etienne Zint - SGEN CFDT

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