Dimanche 11 avril 2010
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- économiques : la fermeture de l’école entraînera la disparition des assistantes-maternelles (9 personnes
perdent potentiellement leur emploi). A l’évidence, les parents n’auront plus de raisons de venir déposer à Marzelay des enfants scolarisés dans un autre quartier.
- sociaux : plus aucun échange entre les habitants qui perdront un lieu de rencontres régulières. Plus
d’échanges non plus entre les 3 quartiers du Villé- La Pêcherie et Marzelay puisque les enfants seraient transportés en bus. Les parents ne se rencontreront plus à la sortie des classes.
Par ailleurs, il y a actuellement un brassage de populations car il existe un important parc locatif sur ce quartier s’adressant à des
personnes seules comme à des familles nombreuses. Ce sont ces dernières qui renouvellent en permanence le nombre d’enfants en
âge d’être scolarisés (d’où les effectifs constants par rapport aux autres écoles de la ville).
En outre, plusieurs personnes issues de la communauté des Gens du Voyage ont choisi de s’établir définitivement en construisant à
Marzelay (puisque c’est le quartier qu’on leur a proposé d’investir il y a quelques années en y implantant le Terrain de Transit de la ville). Ces familles scolarisent leurs enfants dans le
primaire, le secondaire se faisant traditionnellement en enseignement libre à la maison.
Si les familles avec enfants ne s’installent plus dans ce quartier, ne risque-t-on pas de le voir se transformer d’abord en cité
dortoir puis en « mouroir » avec seulement le maintien d’une population âgée.
(Toutes ces menaces n’existent pas pour le quartier St-Roch si Baldensperger fermait parce que ce quartier est pourvu de commerces,
d’un centre social, d’une bibliothèque, d’un complexe sportif, d’un lieu de culte, d’un bureau de poste, d’un bar … Absolument rien de comparable avec Marzelay où il n’existe rien de tout
ça).
- familiaux : beaucoup de grands-parents continuent à voir quotidiennement leurs petits-enfants
parce qu’ils assurent la garde pendant le temps périscolaire lorsque les parents travaillent. Les relations intergénérationnelles vont donc cruellement en pâtir. Ces relations sont importantes
dans la construction d’un enfant puisqu’elles lui enseignent son histoire familiale et elles sont essentielles pour les grands-parents dont l’activité est de fait réduite et qui perdront ainsi un
précieux sentiment d’utilité.
- environnementaux : 65 enfants (si on excepte la CLIS qui serait déplacée à Paul Elbel) devraient
donc être transportés à raison de 2 à 4 aller-retour par jour et sur une grande zone géographique du fait du regroupement de quartiers (Le Villé- La Pêcherie- Marzelay). Le coût du transport pour
les familles ou la collectivité ainsi que les problèmes environnementaux auxquels notre société doit réfléchir s’opposent totalement à ce choix. Par ailleurs, nous sommes dans une région
potentiellement froide en hiver et les déplacements en bus peuvent être interrompus par temps neigeux (comme cela a été plusieurs fois le cas cet hiver pour le collège). Est-il raisonnable
d’imaginer des petits enfants de maternelle (et leurs aînés) attendre le bus au bord de la route (sachant que les 3 quartiers n’ont pas de trottoirs) dans notre région bien soumise aux
intempéries ?
De plus, lors des commissions d’urbanisme du quartier de St Roch, les habitants posent régulièrement le problème de la dangerosité de
la rue qui dessert l’école où est envisagée le transfert, l’étroitesse de la rue, les problèmes de circulation, de bruit et de parking. Comment dans ce contexte envisager sereinement les
déplacements des enfants.